TRAUMA3

1ere TRAUMA3

Présentation

" Mais qu'est-ce que je fous là ?

J'ouvre les yeux… je ne vois rien. C'est le noir, le noir complet... Je suis allongé... sur le dos... Suis-je mort ?

Que s'est-il passé ? "

Dès les premières lignes, le lecteur est alerté sur la vulnérabilité de tout être humain lorsqu'il est placé hors de son contexte habituel, familial ou professionnel ; lorsqu'il est dépouillé de son vernis social. Les héros, le capitaine Valentin Martin et Carole Samba, médecin légiste, vont être à nouveau confrontés au côté obscur de la nature humaine, nous interrogeant sur les ressorts de la conduite déviante, parfois cruelle, de certains individus. Une lourde enquête se met rapidement en place. Elle agrippe le lecteur pour ne plus le lâcher. Un suspense rythmé, haletant, implacable.

TRAUMA3

Mercredi 1er, tard.

" Mais qu'est-ce que je fous là ?

J'ouvre les yeux… je ne vois rien. C'est le noir, le noir complet... Je suis allongé... sur le dos… Suis-je mort ? Eh non : je pense, je suis conscient. Peut-être que je rêve ? C'est idiot… Ce n'est que lorsque l'on est conscient que l'on sait que l'on a rêvé, pas pendant qu'on rêve… Je ressens bien l'extérieur, l'extérieur de mon corps. Il fait froid. Le sol est froid, même glacial. Mon dos est gelé, mes jambes aussi. J'ai mal à la tête. Je ne me sens pas bien, j'ai même un peu envie de vomir. Mes bras sont allongés derrière ma tête, mes poignets sont joints et le dos de ma main droite touche le sol. Je vais ramener mes mains sur ma poitrine, je vais pivoter sur moi et replier mes jambes, me mettre sur le côté, me recroqueviller en position fœtale, comme ils disent.

Que se passe-t-il ? Mes mains sont attachées… J'essaye de les libérer... C'est comme du métal qui mord mes poignets… des menottes ? Je replie mes jambes. Qu'est-ce que j'entends ? Un cliquetis métallique suit leur mouvement, amplifié par la résonance de l'endroit où je suis. Je ne peux pas terminer mon mouvement. Mes jambes sont également attachées... au niveau des chevilles. Je tâtonne. Au toucher, je découvre que c'est une autre paire de menottes attachées elles-mêmes à une chaîne fermée par un cadenas dont je devine la forme… Je tente une nouvelle fois de ramener mes jambes vers mon torse… impossible. C'est donc ce bruit de chaîne que j'ai entendu… Elle doit relier les menottes à une attache, plus loin. Je dois ramper sur le dos, déplacer tout mon corps pour donner l'amplitude suffisante à mes jambes et pouvoir terminer le mouvement que je voulais faire. Le sol glacé résonne… un son sourd et métallique. Je gagne un mètre, un mètre cinquante, qu'en sais-je ? Je peux me mettre sur le côté. Je peux enfin entourer mes genoux de mes bras... Un terrible doute s'empare de moi… Tant bien que mal, j'inspecte mon corps… je ne sens pas mes vêtements… je suis à poil… nu… nu comme un ver… menotté aux poignets et aux chevilles… dans le noir absolu.

– Y-a quelqu'un ?

Ça résonne comme dans une pièce vide, sans meuble, avec des murs lisses et durs.

– Y-a quelqu'un ?

Rien, pas de réponse... bien sûr. Il fait froid. J'ai des frissons. Il faut que je me lève, que je bouge… pour me réchauffer. Pas évident quand on est pieds et poings liés. Rotation, appui sur un coude, position à genoux, poussée sur les bras… Oups ! Et voilà. Debout, l'homo erectus ! Une victoire sur la gent animale… Quel progrès ! Enfin... Quel progrès quand on fait des pas qui ne doivent pas dépasser quinze centimètres ? Je m’accroupis pour ramasser la chaîne attachée à mes menottes de pieds. Je n'arrive pas à la lever au-delà d'une hauteur de hanche. Je sens qu'elle se dirige vers le sol. Son autre extrémité doit y être fixée. Prudemment, j'avance en halant cette chaîne. Je progresse d'un mètre, je suis obligé de me pencher puis de me mettre à genoux : en tâtonnant, je découvre un anneau dans lequel passe la chaîne et un cadenas qui verrouille le tout, comme à l'autre extrémité. Je touche une cloison que je toque de l'index : nouvelle réponse métallique. Je suis dans une boîte de métal.

Mais qu'est-ce que je fous là ?

Comment ai-je pu arriver ici ?

Que s'est-il passé ?

Ah oui ! Ça me revient.

Je montais dans ma voiture, je venais tout juste d'ouvrir la portière et j'ai ressenti cette terrible douleur dans le cou…D'ailleurs, mon cou est encore sensible. Et cette saloperie que j'ai respirée, qu'on m'a fait respirer. Et puis plus rien.

Je décide d'explorer ma geôle à quatre pattes, prudemment. Mon investigation ne donne strictement rien dans le rayon d'action que me permet la longueur de ma chaîne.

– Oh ! Y-a quelqu'un ?

..."

Roman Policier

240 pages, format 11x18 cm, 10,00 €

Couverture :

Impression quadrichomie sur fond noir, pelliculage brillant.

Feuillets :

Impression noir et blanc recto verso, Papier offset blanc 90g, Reliure dos carré avec mors latéraux collés, double rainage d'aisance.

Imprimé en FRANCE

ISBN 978-2-9538372-3-0

Dépôt légal juin 2016

éd http://www.marco-libro.fr/